En août, l’Egypte affiche des températures parmi les plus élevées de l’année sur l’ensemble du territoire. Les sites de la vallée du Nil (Le Caire, Louxor, Assouan) deviennent difficilement praticables pour des visites prolongées en journée. La mer Rouge, en revanche, offre des conditions de baignade et de plongée tout à fait exploitables, à condition de choisir la bonne station et d’adapter son rythme.
Température de l’eau et conditions de mer en août sur la côte égyptienne
La mer Rouge en août présente une eau dont la température dépasse largement les seuils de confort habituels. Cette chaleur marine a deux conséquences directes : la baignade ne nécessite aucune combinaison, et la vie sous-marine reste très active, y compris sur les récifs peu profonds accessibles en palmes-masque-tuba.
Le vent thermique qui souffle sur la côte, parfois soutenu, joue un rôle de régulateur. Il rend la chaleur extérieure plus supportable qu’à l’intérieur des terres, même si les après-midi restent marqués par un soleil intense. Les matinées et les fins de journée concentrent l’essentiel du temps passé dans l’eau ou sur la plage.
Les nuits restent chaudes sur toute la côte de la mer Rouge, ce qui impose de vérifier la climatisation des hébergements avant de réserver. Ce détail, anodin en apparence, conditionne la qualité du sommeil pendant tout le séjour.
Hurghada, El Gouna, Soma Bay : stations de mer Rouge à comparer
Les concurrents listent souvent ces stations sans les différencier. Leur profil est pourtant distinct, et le choix dépend de ce que l’on attend de la mer en août.

Hurghada est la station la plus développée, avec le plus large éventail d’hôtels et de centres de plongée. Les plages d’hôtel y sont généralement aménagées avec pontons, ce qui facilite l’accès à l’eau même quand le platier corallien est peu profond. La ville elle-même est animée le soir, ce qui convient aux voyageurs qui cherchent autre chose qu’un resort fermé.
El Gouna, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Hurghada, fonctionne comme une ville-resort organisée autour de lagons. L’ambiance est plus calme, les plages plus segmentées. C’est un choix pertinent pour les familles ou les couples qui veulent un cadre maîtrisé sans renoncer à la proximité des sites de snorkeling.
Soma Bay se positionne sur un créneau plus haut de gamme, avec des complexes hôteliers implantés sur une baie semi-privée. Le récif y est accessible directement depuis la plage dans certains resorts, ce qui en fait un spot particulièrement adapté au snorkeling sans bateau.
- Pour la plongée encadrée et l’accès à de nombreux centres : Hurghada reste le choix le plus pratique en août.
- Pour un séjour calme avec plages de lagon : El Gouna offre un cadre plus contenu et moins exposé au vent.
- Pour du snorkeling depuis la plage sans excursion : Soma Bay concentre les meilleurs accès récifaux directs.
Sharm el-Sheikh et Marsa Alam : deux alternatives mer Rouge en août
Sharm el-Sheikh, sur la pointe sud du Sinaï, reste une destination de plongée majeure. Certaines plages y sont explicitement orientées snorkeling (récifs accessibles à quelques mètres du bord), tandis que d’autres sont pensées pour la baignade familiale avec fond sableux. Cette segmentation des plages permet de choisir son spot selon son niveau et ses attentes.
Les opérateurs locaux encadrent désormais les sorties de manière plus stricte : briefings obligatoires, interdiction de toucher le corail, crème solaire respectueuse des récifs exigée. Les débutants peuvent faire une initiation sans certification préalable, sous supervision, sur des profils très encadrés.

Marsa Alam, plus au sud sur la côte occidentale de la mer Rouge, attire un public différent. Les récifs y sont moins fréquentés, la faune marine plus diversifiée (tortues, dugongs sur certains sites). En août, Marsa Alam est la station la moins saturée de la côte égyptienne, ce qui en fait un choix logique pour ceux qui veulent éviter les resorts bondés de la haute saison.
Le revers : l’offre hôtelière y est moins dense, les transferts depuis l’aéroport parfois longs, et les options de restauration hors hôtel quasi inexistantes. Marsa Alam se prête mieux à un séjour immersif centré sur la mer qu’à des vacances polyvalentes.
Egypte en août : ce qu’il faut arbitrer avant de réserver
Le prix des séjours en Egypte en août reflète la haute saison touristique. Les vols et les formules tout compris coûtent sensiblement plus cher qu’en basse saison. La contrepartie : les hôtels de la mer Rouge tournent à plein régime, ce qui garantit un service complet (animations, restaurants ouverts, excursions quotidiennes).
Le gouvernement canadien classe Hurghada, Marsa Alam, Soma Bay, El Gouna, Safaga et Ain Sukhna dans une catégorie de « grande prudence », sans les exclure du voyage. Les stations balnéaires de la mer Rouge restent distinctes des zones déconseillées (nord du Sinaï, zones frontalières).
- Privilégier les créneaux matin et fin d’après-midi pour toute activité en extérieur, y compris la plongée.
- Vérifier que l’hébergement dispose d’une climatisation fonctionnelle et récente : les nuits chaudes rendent le sommeil difficile sans équipement adapté.
- Prévoir une crème solaire reef-safe si vous comptez faire du snorkeling, les centres de plongée l’exigent de plus en plus.
- Si le budget le permet, cibler un resort avec accès récifal direct pour éviter les sorties en bateau aux heures les plus chaudes.
Un voyage en Egypte en août centré sur la mer fonctionne bien, à condition de ne pas chercher à combiner plage et visites culturelles sous la chaleur de la vallée du Nil. Louxor, Assouan et les pyramides du Caire se visitent mieux entre octobre et avril. En août, la mer Rouge suffit largement à occuper une semaine, surtout si l’on alterne plongée, snorkeling et farniente calibré sur les heures fraîches.

