Personne ne s’attend à ce qu’un surnom culinaire devienne une signature d’identité. Pourtant, à Malaga, chaque coin de rue en porte la trace, chaque habitant le revendique presque avec fierté. Oubliez les clichés du simple littoral ou des plages dorées : la ville ne se raconte pas qu’en panoramas. Elle se vit à travers ses traditions, ses anecdotes, ce mélange d’histoire et de modernité qui colle à la peau de ses habitants. Malgré les siècles, Malaga continue de défendre l’héritage de ses ancêtres, en gardant vivantes les coutumes méditerranéennes qui la rendent unique.
Impossible de réduire Malaga à une simple destination à la mode. Derrière les façades, un patrimoine vibrant, des usages singuliers et une histoire foisonnante attendent le visiteur. Trente faits marquants suffisent à peine à esquisser le portrait d’une ville toujours prête à accueillir, à surprendre, à raconter mille récits.
Faits de Malaga, Historique et architectural
La Manquita

Impossible de passer à côté : la cathédrale de Malaga, appelée officiellement Santa Iglesia Catedral Basilica de la Encarnación, mais surnommée « La Manquita », s’impose comme l’un des lieux à voir absolument lors d’un séjour en ville. Les travaux débutent en 1528 et s’étirent sur deux siècles et demi. Pourtant, elle reste inachevée : la tour sud n’a jamais vu le jour. Ce manque, loin d’être une faiblesse, est devenu une marque de fabrique.
En scrutant ses façades, on lit l’histoire des styles qui ont traversé les siècles : du gothique des premiers jours jusqu’à la Renaissance et au baroque du XVIIIe siècle, c’est tout un chantier architectural qui s’expose à ciel ouvert.
Google Maps
El Puente de los Alemanes (Le Pont des Allemands)
En décembre 1900, le naufrage de la frégate allemande Gneisenau bouleverse la ville. Des habitants de Malaga se jettent à l’eau pour sauver les marins ; certains n’en reviennent pas. Ce geste vaudra à la ville le titre de « Muy Hospitalaria », un hommage qui résonne encore aujourd’hui.
Sept ans plus tard, quand la rivière Guadalmedina détruit les ponts lors d’une crue, l’Allemagne se mobilise en retour : une collecte permet d’ériger le fameux Pont des Allemands. Un symbole d’entraide gravé dans la pierre.
Google Maps
Les horloges britanniques du métro de Malaga
Un détail intrigant : les horloges du métro de Malaga marquent… 59 secondes par minute. L’aiguille des secondes s’arrête une fraction avant de repartir, à l’anglaise. Ce système, hérité des gares britanniques, assure la précision du départ des trains. Un clin d’œil à l’exactitude, version andalouse.
El Cenachero
Le cenachero, c’est l’image d’un métier disparu mais chéri par les Malaguènes. Jadis, ces pêcheurs parcouraient la ville, des paniers d’esparto suspendus à l’épaule, vendant du poisson frais sur les places et les marchés. Un symbole que la ville a choisi d’immortaliser.
Lorca et le Pasaje de Chinitas
Pour les passionnés de littérature, le Pasaje de Chinitas compte parmi les lieux à ne pas manquer. Ce passage abritait le fameux Café de Chinitas, théâtre de variétés réputé pour son ambiance électrique et ses scandales, jusqu’à figurer dans les vers de Lorca : « Au Café de Chinitas/Paquiro a dit à son frère… ». Aujourd’hui, le Café a déménagé à Madrid, mais le souvenir reste intact à Malaga.
Google Maps
Malaga et son théâtre romain au pied de l’Alcazaba
Málaga ne ressemble à aucune autre. La capitale andalouse porte en elle les traces des cultures juive, arabe et romaine, qui l’ont enrichie de vestiges exceptionnels. Le théâtre romain, adossé à l’Alcazaba, raconte à lui seul des siècles de cohabitation et de transformations.
Google Maps
Armoiries de Malaga
Les armoiries de Malaga, créées par les Rois Catholiques en 1494, affichent fièrement les initiales TM : « Tanto Monta », contraction de « Tanto monta cortar como desatar », une devise du roi Ferdinand qui rappelle que, pour vaincre, peu importe le moyen. Au sommet, on retrouve Ciriaco et Paula, saints et martyrs de la ville, en prière.
Dans la partie supérieure, trônent les deux figures protectrices de Malaga, Ciriaco et Paula, veillant sur la ville depuis des siècles.
Malaga libère un prisonnier chaque année à Pâques
L’histoire débute après une épidémie qui épargne la prison de Malaga. Les détenus réclament de participer à la procession de Jésus El Rico ; face au refus du directeur, ils prennent l’initiative, sortent la statue, puis retournent d’eux-mêmes en cellule, à l’exception d’un homme qui, le lendemain, rapporte une relique pour soigner un camarade. Touché par ce geste, le roi Charles III instaure la tradition : chaque année, lors de la procession d’El Rico, un prisonnier obtient sa liberté. Un privilège royal qui perdure.
Cimetière anglais

Le cimetière anglais de Malaga, plus ancien cimetière protestant d’Espagne, intrigue autant qu’il fascine. Situé en plein centre-ville, il attire chaque jour des visiteurs curieux. Construit en 1821 dans la Cañada de los Ingleses, il porte le nom de San Jorge et marque un tournant dans l’histoire religieuse de la péninsule.
Google Maps
La « Desbandá » (La dispersion)
Février 1937. L’avancée franquiste provoque l’exode de milliers de Malaguènes vers Almeria. Sur la route, bombardements et mitraillages font des milliers de victimes. Ce drame, surnommé « massacre de la route d’Almeria », reste l’un des épisodes les plus sombres de la guerre civile espagnole.
‘Earth Wide Walk’
En 2013, Nacho Dean Mouliaá, originaire de Malaga, entame un tour du monde à pied. Pendant trois ans, il parcourt les continents, seul avec son chariot, guidé par la curiosité et l’envie de découvrir la planète tout en sensibilisant à l’écologie. Son expédition s’inscrit dans la mémoire collective comme une aventure hors norme.
Phare de Malaga
Le phare de Malaga, tout comme celui de Tenerife, étonne par son nom féminin unique en Espagne. Construit par Joaquín María Pery y Guzmán, il fait partie des rares phares à avoir hérité d’un genre féminin, défiant la tradition linguistique du pays.
Google Maps
Taureaux Osborne
Les silhouettes noires des Taureaux Osborne jalonnent le paysage espagnol. Ces figures, érigées à l’origine pour une marque de brandy, sont devenues des icônes du Pop-Art et ont été déclarées Bien d’Intérêt Culturel en Andalousie. Trois d’entre elles trônent à Vélez Málaga, Casabermeja et Fuengirola, rappelant la fierté régionale.
Faits sur Malaga, Gastronomique et culturel
El Pimpi
El Pimpi incarne l’esprit de Malaga. Autrefois couvent puis bar dansant, le premier de la Costa del Sol, dit-on, il est aujourd’hui une adresse culte pour savourer la cuisine locale et les vins de la région. Le nom « Pimpi » fait référence à un personnage populaire qui aidait équipages et voyageurs à débarquer au port. Chaque recoin du restaurant raconte un pan de l’histoire malaguène.
Google Maps
Demandez un café à Malaga
Commander un café à Malaga relève d’un véritable art. Ici, une multitude de noms désignent la quantité de café ou de lait désirée : Nuage, Ombre, Moitié, Court, Demi-court, Long, Demi-long… Hors de la province, les Malaguènes s’amusent à constater que personne ne saisit ces subtilités. Ce langage du café est devenu un symbole identitaire de la ville.
Pourquoi les citoyens de Malaga sont-ils appelés anchois
Certes, le surnom d’« anchois » est largement connu, mais tout le monde ignore parfois l’origine. Il tient au fait que le poisson frit emblématique de Malaga est précisément l’anchois. Où que l’on aille dans la province, cette spécialité s’impose sur les tables, rappelant à quel point la mer influence la culture locale.
Étoiles Michelin
La scène gastronomique de Malaga rayonne avec cinq étoiles Michelin attribuées à quatre établissements. Dani García en décroche deux dans son restaurant à l’hôtel Puente Romano de Marbella. Diego del Río brille avec « El Lago », Jose Carlos García illumine le Pier 1 en centre-ville, et Jaume Puigdengolas fait honneur au restaurant Skina, également à Marbella.
4 juillet
Chaque année, la Plaza del Obispo vibre au rythme de la fête de l’indépendance américaine. L’Espagne, grâce au Malaguène Bernardo de Gálvez y Madrid, a joué un rôle de soutien aux États-Unis dès les premiers combats contre l’Angleterre. Ce général, salué comme un héros à Pensacola, a donné son nom à la ville texane de Galveston. Un hommage transatlantique qui se perpétue chaque 4 juillet.
Pompidou de Malaga, le premier site hors de France
Le Centre Pompidou de Malaga, surnommé « Le Cube », attire des foules impressionnantes, avec plus de 100 000 visiteurs rien qu’en août. À l’intérieur, des œuvres de Léger, Magritte, Frida Kahlo, Brancusi, Giacometti, Tàpies ou Miró se côtoient, offrant une plongée dans l’art moderne international.
Google Maps
Foire de Malaga
La grande fête de la ville remonte à l’arrivée de Malaga dans le giron de la Couronne de Castille, en août 1487. Depuis, la feria rythme chaque été, réunissant habitants et visiteurs dans une célébration aussi populaire que festive.
La Biznaga (Jasmin Posy)

La biznaga condense à elle seule l’élégance et le parfum de Malaga. Un bouquet de jasmin piqué sur une tige de chardon sec, vendu par les biznagueros lors des soirées estivales. Un geste, une odeur, un symbole qui fait partie intégrante de l’identité malaguène.
Picasso dans le livre des records
Impossible d’évoquer Malaga sans penser à Picasso. Le peintre, d’une productivité hors norme, figure malgré lui dans le Guinness des records pour le nombre impressionnant de ses œuvres. Avant même de visiter son musée ou sa maison natale, ce simple fait donne le ton.
Malaga et son festival du film
Le Festival du film espagnol de Malaga est devenu un rendez-vous majeur pour le cinéma national. Chaque année, il met en avant la créativité et les défis du secteur audiovisuel, offrant à la Biznaga de Oro une aura aussi convoitée que celle des Goya.
Terral
Le Terral, c’est ce vent chaud qui s’invite sur Malaga et sa côte pendant l’été. Il fait grimper le mercure et donne à la ville ce caractère si particulier lors des journées de canicule.
Mots et expressions
À Malaga, le langage prend une saveur inimitable. La ville regorge de mots et de tournures propres à ses habitants. Un voleur devient « fanguta », une personne ivre est « alabo », un « cosqui » est un coup sur la tête, « esmallao » signifie avoir faim et « faire un pirula » désigne le fait d’enfreindre une règle de conduite. Ici, chaque mot a son histoire.
Verdiales
Les verdiales, plus ancienne tradition musicale de Malaga, mêlent chant et danse sur un rythme de fandango. Un orchestre atypique accompagne cette fête : violon, guitares, tambourin, cymbales, castagnettes, parfois luth ou bandurria. Autrefois, cette danse servait à courtiser les femmes pendant la récolte des olives verdiales.
La puissance du vin de Malaga
Impossible de résister à l’appel d’un bon vin de Malaga, surtout accompagné d’une tapa à El Pimpi. La province compte 45 bodegas et 265 dénominations, ce qui fait du vin un véritable pilier de la vie sociale. À Malaga, partager un plat de poisson frit et une bouteille entre amis ou en famille fait partie des plaisirs quotidiens.
L’origine de la Costa del Sol

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’expression « Costa del Sol » n’est pas née en Espagne. Elle doit son existence à un consul autrichien installé à Cadix, qui parcourait régulièrement la côte jusqu’à Almería. Impressionné par le climat exceptionnel de Malaga, il baptise la région du nom qui la rendra célèbre dans le monde entier.
La première ville industrielle espagnole
Au cœur de la révolution industrielle, Malaga se distingue comme l’une des régions les plus avancées d’Espagne, notamment dans la métallurgie. La famille Larios, figure de proue de l’industrie, illustre cette période où la ville se dote de dizaines d’usines, devenant ainsi la première cité industrielle de la péninsule ibérique.
L’ouverture de Puerto Banús
Le lancement de Puerto Banús marque un tournant pour la région. C’est l’événement mondain par excellence, avec la présence, lors de l’inauguration, de figures telles que Tony Curtis, Sean Connery, le prince Rainier et Grace Kelly, Onassis ou encore un jeune Julio Iglesias. Un défilé qui a propulsé Marbella et la Costa del Sol sur la scène internationale.
OÙ SÉJOURNER
Hôtel Fuerte Marbella
Pour profiter pleinement de la Costa del Sol et de Malaga, choisir un hébergement de qualité change tout. L’hôtel Fuerte Marbella, situé au cœur de la ville, offre un séjour confortable et respectueux de l’environnement, avec tout le nécessaire pour des vacances réussies. Si l’envie vous prend de découvrir l’Est, les appartements Olée Holiday Rentals, entre Torrox et Nerja, proposent une immersion typique dans les villages andalous baignés par le meilleur climat d’Europe.
Avec plus de 60 ans d’expérience, cette chaîne hôtelière s’est imposée comme une référence, que vous voyagiez en famille, entre amis ou en couple. Le choix de séjourner ici, c’est miser sur la convivialité et la découverte, sans compromis.


















