Oubliez les mythes et le folklore du voyage aérien : sur la ligne New York, Los Angeles, les chiffres, les sièges et les services parlent plus fort que les slogans. Loin des généralités, ce comparatif dissèque les réalités concrètes de chaque compagnie aérienne pour aider à faire un choix avisé, car, sur cette route, tout est question de détails.
La liaison New York, Los Angeles, c’est le terrain de jeu des compagnies qui misent gros. Entre horaires denses et promesses de confort, le passager se retrouve face à un choix foisonnant, parfois au risque de s’y perdre. Alors, qui tire vraiment son épingle du jeu ? Décryptage compagnie par compagnie, sans filtre.
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Quelle compagnie aérienne sort du lot ? Photo : Tom Boon/Simple Flying
La méthode d’évaluation
Pour juger ces compagnies, Simple Flying a adopté un système de notation sur 40 points, répartis ainsi : chaque compagnie reçoit une note sur 10 pour quatre critères clés :
- l’amplitude des horaires de vols
- le type et l’état des avions
- la qualité du service à bord
- les tarifs pratiqués
Pour chaque critère, 10 points sont en jeu. Les évaluations prennent en compte à la fois la saison estivale et hivernale, ainsi que les prix sur plusieurs dates à venir. Les compagnies sont passées au crible, dans l’ordre alphabétique.
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Alaska Airlines
Alaska Airlines, dont la base principale se trouve à Seattle, assure la liaison New York, Los Angeles, notamment grâce à l’héritage de Virgin America. La compagnie propose des départs depuis plusieurs aéroports new-yorkais, un vrai plus pour les voyageurs de la région.

Du côté des horaires, Alaska propose en été :
- 7h35 au départ de EWR
- 7h40 depuis JFK
- 11h30 depuis JFK
- 13h25 depuis JFK
- 16h00 depuis EWR
- 16h55 depuis JFK
- 19h25 depuis EWR
- 20h05 depuis JFK
En hiver, la trame reste solide :
- 7h30 depuis JFK
- 7h45 depuis EWR
- 11h30 depuis JFK
- 13h05 depuis JFK
- 15h55 depuis EWR
- 16h55 depuis JFK
- 19h05 depuis EWR
- 20h15 depuis JFK
La cohérence entre les saisons et la variété des aéroports desservis donnent à Alaska un net avantage sur la flexibilité, même si les départs en milieu de matinée manquent un peu à l’appel. Pour les horaires : 9/10.
Côté flotte, Alaska mise sur un mix Boeing 737 et Airbus A320, tous relativement récents. Un effort de modernisation des cabines est en cours. Néanmoins, l’absence de gros-porteurs se fait sentir sur la qualité du confort, d’où un 9/10.
À bord, pas de surprise : cabines domestiques classiques, sièges inclinables en première et en économique. D’autres compagnies font mieux avec des sièges à plat pour les classes premium, un manque qui coûte des points ici. Note : 7/10.

Pour les prix, Alaska se montre compétitif en économique :
- Affaires : 1 000 $ à 2 000 $
- Économie : 250 $ à 450 $
Mais le produit affaires ne rivalise pas avec les sièges « couchés » des concurrents. Résultat : 8/10.
Au final, Alaska Airlines obtient 33/40.
American Airlines
American Airlines, géant américain avec plus de 900 avions, propose une palette fournie pour relier New York à Los Angeles. Voyons ce que ça donne en pratique.

En été, 10 vols quotidiens relient NYC à L.A. :
- 6h00
- 8h00
- 9h00
- 11h00
- 12h29
- 17h00
- 18h30
- 20h00
- 20h45
- 21h00
La compagnie privilégie des départs matinaux et tardifs, mais un créneau en milieu d’après-midi manque à l’appel. En hiver, le rythme s’intensifie avec 12 départs possibles, mais tous au départ de JFK, ce qui limite un peu l’accessibilité. Note horaires : 8/10.
Les vols sont opérés en Airbus A321, appareils modernes, silencieux et économes, mais ce ne sont pas des gros-porteurs ; le confort y perd un peu. American reçoit 9/10 sur la flotte.
Côté service à bord, l’A321T offre une vraie classe affaires avec siège à plat, une première classe en configuration 1-1, et une économie avec prise et écran individuel. Sur cette route, American sort le grand jeu et affiche 10/10 pour le produit embarqué.

Pour les tarifs, voici la gamme proposée :
- Première : 1 700 $ à 2 500 $
- Affaires : 1 100 $ à 2 000 $
- Économie : 250 $ à 500 $
Les prix restent dans la moyenne haute, mais l’offre suit. La compagnie décroche 9/10.
Score final pour American : 36/40.
Delta Air Lines
Delta s’impose de plus en plus à New York. Sur la ligne vers Los Angeles, la compagnie vise la rentabilité, mais reste en quête du jackpot. Voyons ce que Delta propose concrètement.

Horaires d’été :
- 7h00
- 8h30
- 9h59
- 11h45
- 13h50
- 15h30
- 16h50
- 18h15
- 19h15
- 21h30
Pendant l’hiver, la programmation reste stable, toujours depuis JFK, avec des départs de 7h00 à 21h29. Delta maintient le cap sur la fréquence, mais ne s’étend pas à d’autres aéroports. Score : 9/10.
Pour les appareils, Delta fait cohabiter Airbus A330, Boeing 767 (qui prennent de l’âge) et 757. L’expérience varie : l’A330 reste le plus récent, avec des sièges à plat en affaires. Les 767, plus anciens, offrent un espace confortable en économie (2-3-2). Le 757, particulièrement en classe économique, se montre plus basique. Cette hétérogénéité et l’âge des avions coûtent cher : 6/10.

Côté service à bord, Delta mise sur la classe affaires « lie-flat » sur tous ses appareils, mais la disparité des cabines se ressent. Malgré l’effort, la note s’établit à 8/10.
Côté prix :
- Delta One : 1 200 $ à 2 300 $
- Économie : 240 $ à 460 $
Les tarifs sont alignés sur la concurrence, Delta récolte 9/10.
Delta totalise 32/40.
JetBlue
JetBlue occupe une place de choix sur le marché new-yorkais et soigne tout particulièrement sa route vers Los Angeles. C’est ici que la compagnie dévoile ses atouts premium.

En été, JetBlue propose :
- 5h32
- 7h04
- 8h42
- 9h47
- 11h16
- 13h59
- 16h00
- 17h25
- 19h30
- 21h29
En hiver, la fréquence s’intensifie encore avec 12 vols par jour, mais toujours au départ de JFK. Le positionnement est solide, mais ne surclasse pas vraiment la concurrence sur la diversité géographique. Note sur les horaires : 9/10.
Pour la flotte, JetBlue mise sur l’Airbus A320 sur toute la ligne. Résultat : cohérence de l’expérience, mais pas de gros-porteurs pour augmenter le confort sur un trajet aussi long. Note attribuée : 9/10.
Le service à bord : l’économie est comparable à celle des autres, mais JetBlue joue la carte de la « Mint » en classe affaires. Ces suites privatives, avec porte, font toute la différence. Pas besoin d’être Qsuite pour offrir une expérience premium : la Mint s’impose comme l’une des meilleures sur la route. Pour la cohérence et l’intimité, JetBlue décroche un 10/10.
Les prix :
- Mint : 1 200 $ à 2 200 $
- Économie : 250 $ à 500 $ (occasionnellement jusqu’à 800-900 $ selon la date)
Les tarifs restent compétitifs, et l’offre suit. Note : 9/10.
JetBlue s’impose avec 37/40.
United Airlines
United règne en maître sur Newark, principal hub de la compagnie. À la loupe, l’offre sur la ligne transcontinentale.

Pendant l’été, United propose :
- 6h00
- 7h00
- 9h00
- 10h00
- 11h00
- 13h00
- 15h00
- 16h00
- 16h59
- 18h00
- 19h00
- 20h00
En hiver, la grille reste généreuse, bien que limitée à Newark. Les départs fréquents offrent de la flexibilité, ce qui vaut un 9/10.
Concernant les avions, United déploie surtout des Boeing 757 et 777, le 787-10 étant plus rare sur cette liaison. La prédominance des 757, plus anciens, et la diversité de la flotte réduisent l’homogénéité de l’expérience : 8/10.

À bord, seuls les 787-10 offrent la vraie cabine Polaris. Les 777 affichent une business en 2-4-2, et les 757 en 2-2 : sièges à plat mais variation de confort et d’intimité selon l’appareil. L’inégalité entre les produits et la rareté de Polaris abaissent la note à 7/10.
Sur les prix :
- Polaris : 1 200 $ à 2 400 $
- Économie : 230 $ à 400 $
United se montre compétitif, mais le billet économique de base n’inclut même pas de bagage cabine, contrairement à d’autres compagnies. Un point en moins, donc : 8/10.
Score final : 32/40.
Le verdict
Classement général :
- JetBlue : 37/40
- American : 36/40
- Alaska Airlines : 33/40
- Delta : 32/40
- United : 32/40
JetBlue s’impose comme la référence sur cette traversée d’est en ouest, mais le choix final dépendra de ce que chacun valorise : la flexibilité, le confort, le programme de fidélité ou le tarif. L’élite d’une compagnie peut transformer une expérience banale en moment privilégié. À chacun ses priorités, sur cette ligne où chaque détail compte.
Et vous : quelle compagnie vous inspire pour relier New York à Los Angeles ? Partagez votre avis en commentaire et faites vivre le débat.

